un soufle de vent dans la nuit

un souffle de mots... pour le dire

21 avril 2008

Soleil vert

Soylent Green (Soleil Vert) est un film américain réalisé par Richard Fleischer.

Date de sortie : 26 Juin 1974 Réalisé par Richard Fleischer Avec Charlton Heston, Edward G. Robinson, Leigh Taylor-Young Durée : 1h 37min. Année de production : 1973 Titre original : Soylent Green  Existe en DVD

C'est un film souvent considéré comme annonciateur, car dans les années 70, les problèmes écologiques étaient déja posés. Le film est considéré aujourd'hui encore comme d'actualité, à cause des nombreux problèmes que connait la Terre (épuisement des ressources, famines, pollution, etc... ).

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Soleil_vert_(film) Soylent Green (Soleil Vert)

Soleil vert, comme 2001 : l'odyssée de l'espace , Orange mécanique ou THX 1138, fait partie de ces films d'anticipation « intellectuels », prophétiques, inspiré par un avenir lourd de menaces, en l'occurrence celle de la surpopulation et de l'épuisement des ressources naturelles. Mais Soleil vert est devenu un classique, et reste l'un des films d'anticipation les plus sombres jamais réalisé. Il exprime parfaitement la peur, selon les mots de Krishnamurti, de « vivre dans un monde semblable à la mort ».

Le film:

Soleil vert se déroule en l'an 2022, le monde est baigné d'une étrange lumière jaune, qui a détruit animaux et végétaux. Très peu de terres sont encore cultivables et les habitants qui n'ont pas les moyens d'acheter des aliments mangent un aliment de synthèse, le Soleil. Les émeutes sont fréquentes et sévèrement réprimées.

Après le meurtre d'un des dirigeants de la société Soylent, qui produit le Soleil, un policier en charge de l'affaire, va découvrir que ce dernier n'est pas fabriqué à base de plancton comme le veut la version officielle...

Un extrait du film en français:

http://www.dailymotion.com/video/x4vki2_soleil-vert-1973_shortfilms 

.

Et aujourd'hui en 2008 ..... Il se passe ceci......

Emeutes de la faim

Toutes les populations sont touchées par la hausse des prix et particulièrement par la hausse des prix des denrées élémentaires. Chez nous, la perte de pouvoir d’achat frappe évidemment d’abord les plus pauvres. Dans d’autres pays du monde, la situation est plus dramatique encore. Il y a des manifestations, des grèves et même des émeutes dans certains pays. Dans beaucoup de pays d’Asie, les rizières sont surveillées pour éviter les vols. Au Mexique, en Egypte, au Burkina Faso, il y a eu de grandes manifestations.

Un problème grave

En 1996, lors d’un sommet des Nations Unies, les dirigeants des pays du monde constataient que, sur la planète, 800 millions de personnes souffraient de la faim. Ils avaient pris l’engagement de diminuer ce nombre de moitié (400 millions de personnes) d’ici 2015. Il faut bien reconnaître que l’on n’en prend pas le chemin. La FAO, organisation des Nations Unies pour l’alimentation, avait tiré la sonnette d’alarme, il y a plusieurs mois. La FAO s’inquiète parce que les prix des denrées alimentaires augmentent et que l’aide au développement diminue. La situation actuelle est très grave. Il y a plusieurs causes à cette hausse des prix et cette pénurie alimentaire.

Il y a d’abord l’augmentation naturelle de la population mondiale. Il y a donc de plus en plus de gens à nourrir. La population vit aussi de plus en plus dans les villes : de plus en plus de gens désertent les campagnes. Ensuite, avec la hausse des prix du pétrole, le marché des agrocarburants s’est fortement développé. On cultive donc des plantes pour faire du carburant et plus pour nourrir les populations. Et comme les stocks des denrées alimentaires sont faibles, certains spéculent. En période de crise financière, de l’argent placé dans les denrées alimentaires peut rapporter de gros profits à ceux qui ont de l’argent à placer.

Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI, a affirmé : "si les prix de l'alimentation continuent à augmenter, les conséquences seront terribles. Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim... ce qui entraînera des cassures dans l'environnement économique."

Thierry Verhoeven

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05 octobre 2007

Comment les riches détruisent la planète

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Nous sommes à un moment de l’histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l’espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d’orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C’est un défi magnifique, mais redoutable.Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s’impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l’idéologie néo-libérale ne sait plus que s’auto-célébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d’influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse.
Cette représentation du monde n’est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l’injustice, sous-estime la gravité de l’empoisonnement de la biosphère, promeut l’abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures.
Pour l’auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s’attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd’hui les riches qui menacent la planète.

Comment les riches détruisent la planète
Hervé Kempf
Editions du Seuil, 14 €.

Lu ICI : http://blogantipub.wordpress.com/2006/12/28/comment-les-riches-detruisent-la-planete/

http://blogantipub.wordpress.com/

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01 septembre 2007

L’écœurante odeur du pouvoir

L’écœurante odeur du pouvoir

Certains, au bout de cet article, voire juste après avoir lu le titre, penseront que je suis un anarchiste. Je n'en sais rien et, à vrai dire, ce que je suis ou ne suis pas ne me préoccupe pas du tout. Je cherche juste à comprendre, comme tant d'autres, pourquoi, alors que l'humain n'est pas fait pour la souffrance, il la subit aussi violemment et depuis toujours…

Mercredi 30 mai 2007 par Jean Dornac / Altermonde-levillage

Je ne parle pas de la souffrance que la vie, sans l'intervention des humains, nous impose ; je ne parle donc ni des maladies, ni des cataclysmes naturels ni de la mort. Mais pour le reste, quelles sont les raisons de la souffrance humaine, de tous les humains ? Certains diront que c'est la faute à tel ou tel système de société, et c'est vrai ; d'autres diront que c'est la volonté de Dieu, et là, c'est de la fumisterie. Mais dans tous les cas, à la base de ces souffrances, si innombrables partout sur la surface de la terre, nous trouvons les pouvoirs et la volonté de certains de se l'approprier, de s'en assouvir et de l'exercer en oubliant ou en refusant de considérer que nul n'a le droit d'agir en être «  supérieur » face au reste des humains. La « supériorité » des uns par rapport aux autres n'a tout simplement pas lieu d'être ; ce n'est qu'une nouvelle et tragique fumisterie.

Cette notion de supériorité est directement issue, et seulement issue de la volonté de pouvoir qui n'est jamais rien d'autre que le résultat d'un incommensurable orgueil, d'une lamentable prétention au regard de la réalité de l'humanité et d'une stupidité sans bornes ni limites.

De quel pouvoir s'agit-il ?

De tous les pouvoirs, sans la moindre exception, pas seulement du pouvoir politique ! En voici quelques-uns qui appartiennent à ce vaste et écœurant domaine.

  • Le pouvoir politique, bien sûr ;

  • Le pouvoir, le plus souvent des hommes, au sein d'une famille ;

  • Le pouvoir religieux ;

  • Le pouvoir scientifique ;

  • Le pouvoir médiatique ;

  • Le pouvoir policier ;

  • Le pouvoir militaire ;

  • Même le pouvoir que veut déjà s'arroger un gamin sur ses petits camarades…

  • Etc.

Dès qu'il y a recherche de pouvoir, il y a, inévitablement, recherche de domination sur les autres. Cela peut être relativement innocent, puisque cela dépend de l'intensité de l'orgueil, donc du caractère de celui qui prend ou «  accepte » un pouvoir. Mais jamais, la prise d'un quelconque pouvoir n'est neutre, jamais ceux qui l'exercent et ceux qui le subissent n'en sortent totalement indemnes.

Dans les définitions les plus belles ou les plus naïves du pouvoir, celui-ci est présenté comme un service rendu . Il suffit d'écouter tous les discours de tous les milieux de pouvoir, politiques comme tous les autres, toujours vous entendrez le ou les élus dire combien cela représente une grande responsabilité, combien leur volonté est de rendre service à ceux qui leur ont fait confiance… Rendre service, oui, mais à qui ? Lorsque, avec du recul, on scrute la chose, le « service rendu » fut une chose vraie mais pour l'élu lui-même, ses amis, ses soutiens, ses commanditaires… C'est tellement commun qu'il devient difficile d'être crédible face aux citoyens ayant conservé un esprit critique suffisamment pointu.

Pourtant, parlant cette fois plus précisément de la politique, à chaque fois, une large part du peuple se laisse prendre à « cette petite musique », ce refrain de « l'homme providentiel qui nous sauvera de tout ! » le plus constant de toutes les propagandes. On en a encore eu une preuve éclatante lors des présidentielles de 2007, même une preuve lamentable, à vrai dire…

Pouvoir et corruption

Distinguer deux cas à propos de la corruption :

1) Le premier cas, le plus commun, celui auquel un certain nombre de détenteurs de pouvoir, notamment dans les milieux politiques, de la grande finance ou du monde des affaires cède, est soumis, en principe, mais rarement dans les faits, à jugement et condamnation en Justice. Je n'ai nul besoin de m'étendre sur ce sujet bien connu, hélas.
2) La corruption dont je veux parler à propos du pouvoir est plus subtile. C'est la corruption de l'esprit. C'est la volonté, peu à peu, d'imposer ses vues y compris par la force, la ruse, la propagande, les menaces et tout l'arsenal des assoiffés du pouvoir, y compris, en politique, comme on l'a trop vu au cours des cinq dernières années, par la loi. Chose qui, malheureusement, en France, avec le nouveau pouvoir qui s'installe, n'est pas prête de s'achever, tout au contraire.

C'est un vice directement lié à la volonté de pouvoir et son corollaire, la domination sur le peuple. L'humain qui veut le pouvoir veut aussi le garder parce qu'il est convaincu de détenir la vérité, parce qu'il ne doute plus qu'il est au-dessus des autres humains, de la plèbe, et parfois, comme c'est le cas pour GW Bush, cela va jusqu'à croire que c'est Dieu lui-même qui l'a choisi et l'inspire, voire lui parle directement. Tout cela rend ces humains, pourtant pas plus dignes, pas plus valeureux que nous tous, extrêmement dangereux pour la paix lorsqu'il s'agit de politiciens, pour la justice la plus élémentaire pour les autres détenteurs de pouvoir.

Alors, oui, je considère que le pouvoir, par sa nature même, corrompt inévitablement celui qui y goûte, celui qui en fait sa profession ou sa raison de vivre. Pour parler encore des politiciens, certains d'entre eux vivent cette corruption avant même d'exercer le pouvoir, d'autres subiront la corruption de l'esprit une fois qu'ils auront entre les mains la réalité du pouvoir… Dans tous les cas, cette tare est tragique et peut très mal finir.

La folie de ces gens de pouvoir ne serait pas bien grave si les individus formant les peuples ne s'obstinaient pas à « admirer » ces « puissants » ou si, ces citoyens bien trop nombreux réalisaient qu'un élu ne devrait pas se servir mais servir. Or, ce que nous voyons, à de très rares exceptions près, c'est précisément tout l'inverse. Mais on dirait que les peuples ne veulent pas comprendre, qu'ils préfèrent fermer les yeux et se boucher les oreilles. Un puissant qui n'a pas le soutien aveugle des citoyens est un impuissant ; le jour où chaque citoyen comprendra cela, des progrès humains pourront se réaliser, pas avant.

Pouvoir et violence, deux éléments indissociables

La nature même de ce qu'est le pouvoir réclame, tôt ou tard, l'usage de la violence. La raison en est d'une limpidité désarmante. Si on prend un petit pays comme la France, avec ses soixante millions d'individus, il serait illusoire d'imaginer que l'opinion et les volontés du détenteur du pouvoir seraient partagées unanimement. C'est rigoureusement impossible à cause des intérêts divergeant entre riches qui détiennent depuis toujours le pouvoir et les pauvres et plus évident encore, les pauvres n'ayant guère le moyen de se faire entendre, entre le pouvoir représentant d'une caste et l'opposition (aujourd'hui le PS, demain peut-être, à nouveau, l'UMP représentant d'une autre caste voulant le pouvoir, elle aussi. Cela tient de la jalousie, de l'orgueil frustré, et des rentes de situations qui ne s'accumulent pas ou plus…

Les différentes sortes de violences exercées

La violence du pouvoir Exécutif : A la fois physique et mentale.

L'exécutif ayant été « élu », même si c'est par une faible majorité, il estime avoir la légitimité et représenter la totalité du peuple. A partir de là, il n'admet pas d'opposition réelle ; l'opposition politique et politicienne ne peut le gêner puisque de toute façon, les partis qui ont «  vocation à gouverner » ne se contenteront que de paroles et plus que rarement d'actes pouvant mettre en péril la possession du pouvoir par le locataire du moment à l'Elysée. Chacun joue sa partition en attendant l'échange de places...

En revanche, si la rue, la plèbe, les petits en somme, se permet de remettre en cause la réalité du pouvoir autrement que par la bien innocente et impuissante voie des urnes, alors, l'exécutif usera de toute la violence médiatiquement acceptable. Ce sera, dans la majorité des cas, par l'entremise de la police qui, ces dernières années, est devenue de plus en plus sauvagement répressive. Il n'est que le pouvoir qui fasse semblant de n'avoir rien vu et, pour cause, puisque c'est lui (celui de Chirac comme déjà celui de Sarkozy) qui donne les ordres. Comme il est probable que passé le délire actuel du peuple en faveur du nouvel élu les choses se gâteront sérieusement, il n'est pas exclu que ce nouveau pouvoir ne fasse rapidement appel à la violence instituée. On verra…

La violence du pouvoir législatif : Essentiellement mentale.

On pourrait être étonné en lisant ce sous-titre. Pourtant, s'il n'y a pas violence physique, il y a violence morale au travers des lois votées, je dirais plutôt imposées. Et puis, il y a l'impossibilité mathématique de l'existence d'une opposition sérieuse en raison du système majoritaire interdisant toute proportionnelle réelle. C'est très pratique pour assurer la pérennité et la stabilité d'un pouvoir, mais c'est tragique au vu de ce que devrait être la démocratie. En fait, l'Assemblée Nationale n'est plus rien d'autre qu'une chambre d'enregistrement des volontés de l'exécutif. Il est à remarquer qu'en dépit des prises de positions régulières de l'opposition (droite comme gauche lorsqu'elles sont dans cette situation) le système majoritaire convient très bien aux partis et nul n'a la réelle volonté de changer de système une fois arrivé au pouvoir.

La violence du pouvoir judiciaire : Essentiellement mentale.

Les liens entre le pouvoir judiciaire et l'exécutif ne peuvent pas être ignorés ou niés. D'abord, parce que les acteurs de ces deux pouvoirs sont, pour l'essentiel, issus des mêmes castes privilégiées et défendent donc, pour une large part, les mêmes intérêts, les mêmes convictions. Ensuite, l'exécutif, par le biais du pouvoir législatif, fait les lois et donc La Loi. Le pouvoir judiciaire applique La Loi.
Certes, parmi les magistrats on trouve des gens qui gardent une certaine indépendance. Mais combien sont-ils ? Il suffit de voir ce qui se passe depuis cinq ans pour comprendre que la justice au travers d'un certain nombre de magistrats applique les ordres venus de l'exécutif. Combien d'innocents, accusés « d'outrage et rébellion » par des policiers ont été aveuglément condamnés ? Combien de pauvres hantent les sinistres couloirs et cellules des prisons, parce qu'ils sont pauvres ?
A mes yeux, tout cela n'est qu'abominable violence contre des citoyens totalement démunis.

La violence du pouvoir pénitentiaire : A la fois physique et mentale.

Dernière roue du pouvoir des gouvernants, la prison. On sait, sauf à être d'une mauvaise foi absolue, que cette dernière, en France, est une tragédie pour tout condamné à y séjourner. On a vu qu'un tiers de «  présumés innocents » sont broyés dans les prisons françaises ; on sait le nombre de suicides de détenus n'en pouvant plus ; on sait l'horreur qu'est la surpopulation carcérale. Mais nos gouvernants n'en ont cure : Par volonté d'autoritarisme, par volonté de domination absolue, seule justification de la «  tolérance zéro », le pouvoir veut plus de condamnations, toujours plus… Cette violence n'est pas que mentale, elle est aussi physique, le nombre de morts en prison atteste de cette tragique vérité.

La violence médiatique : Mentale.

On pourrait penser que c'est la plus innocente des violences. Au niveau physique, c'est évident, il n'y a pas violence. Mais parce qu'une grande partie des médias appartient aux mêmes castes que celles des gouvernants, elle exerce depuis un certain nombre d'années une violence psychique grave au travers de la propagande continuelle qu'elle impose à ceux qui ont l'énorme tort de lui faire encore confiance.
Par exemple, la « sarkolâtrie » en cours amène un grand nombre de citoyens à « être satisfaits » du nouveau gouvernement comme du nouveau locataire de l'Elysée alors que rien n'a encore été fait ! Les gens sont donc satisfaits du vide ! Soumis à l'intense propagande en images, en sondages, en flagorneries incessantes des commentateurs et experts, nos concitoyens, charmés par le «  cinéma à l'américaine » de notre nouvel exécutif se bercent d'illusions fatales.
Rappelez-vous aussi des insultes proférées par certains éditorialistes contre les électeurs après la défaite du « oui » au référendum…
La répétition, tous les jours, de la propagande du pouvoir, c'est de la violence contre les consciences, et je pourrais même dire sans risque de me tromper, c'est un viol des consciences.

Conclusion

Compte tenu de tout ce que je viens d'écrire, je persiste et dis que le pouvoir traîne derrière et autour de lui une odeur écœurante, une odeur nauséabonde.

Au point où nous en sommes, la situation semble désespérée. Les peuples, on l'a vu en France au mois de mai, courent, volent, feraient n'importe quoi pour voter et offrir le pouvoir à des gens sans scrupules qui n'ont comme dessein que de dominer le peuple entier et à en écraser la part la plus pauvre. Ma déception de voir l'UMP au pouvoir est moins grande que de voir cette incroyable folie de la majorité d'un peuple qui a voté, puis a fêté, et est déjà satisfait du nouveau pouvoir avant même qu'il n'ait fait quoi que ce soit d'autre que de parader devant les écrans et les objectifs des appareils photographiques… Par moments, j'ai l'impression qu'un voile ténébreux s'est emparé des esprits pour qu'ils s'enchaînent eux-mêmes, pour qu'ils désignent eux-mêmes leurs juges et leurs futurs bourreaux…

Pour tous ceux qui refusent cette fatalité tragique, il est évident qu'il faut lutter contre ce pouvoir et, au-delà, malgré le temps qu'il faudra, contre l'essence même du pouvoir à quel que niveau qu'il soit.

Les moyens ne sont pas nombreux :

  • Le moyen « animal », c'est-à-dire la violence par la force, ce que je réprouve et rejette pour ma part ;

  • La désobéissance civile et la non-violence ;

  • La création patiente, nécessairement longue, d'alternatives à tous ces pouvoirs.

Il s'agit ni plus ni moins, et je mesure la complexité de cette véritable « œuvre », de trouver les moyens nécessaires pour rendre tout pouvoir inutile. Cette route est désespérément longue, mais ce sera le prix à payer si nous voulons que d'autres générations n'aient pas à subir ce que l'humanité subit depuis toujours, le prix à payer pour vivre libres et casser la tyrannie, quels que soient les habits dont elle se revêt.

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28 mai 2007

Refuser la misère

oct172

http://www.oct17.org/Comptez-sur-moi-aussi.html

Misère

Dans ce monde de misère
Où tout est bénéfice
Où gronde la colère
Où tout est sacrifice

La vie n'est pas facile
Quand on est tout petit
Une chose inutile
Et qui n'a pas de prix

Faut-il tant de souffrance
De labeurs, de brimades
Pour gagner sa pitance
Ils ne veulent pas l'offrande

Ils cherchent un peu d'espoir
Est-ce trop demander ?
Du respect et des égards
Est-ce trop espérer ?

La vie n'est pas facile
Quand on est de ceux là
De ceux qui sont fragiles
De ceux qu'on n'entend pas

Comment trouver le bonheur ?
Quand on regarde autour de soi
Tant de gens qui  se meurent
Ignorés par les lois.
M.N

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18 mars 2007

Chant révolutionnaire

linter

L'Internationale

Debout les damnés de la terre!
Debout les forçats de la faim!
La raison tonne en son cratère,
C'est l'éruption de la fin.
Du passé, faisons table rase,
Foule esclave debout! debout!
Le monde va changer de base:
Nous ne sommes rien, soyons tout!

Refrain

C'est la lutte finale,
Groupons-nous, et demain
L'Internationale,
Sera le genre humain.
C'est la lutte finale,
Groupons-nous, et demain
L'Internationale,
Sera le genre humain.

II

Les rois nous saoulaient de fumée,
Paix entre nous, guerre aux tyrans!
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l'air et rompons les rangs!
S'ils s'obstinent ces cannibales,
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux!

(Au refrain)

III

Il n'est pas de sauveurs suprêmes,
Ni dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes!
Décrétons le salut commun!
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l'esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud!

(Au refrain)

IV

L'Etat comprime et la loi triche,
L'impôt saigne le malheureux;
Nul devoir ne s'impose au riche,
Le droit du pauvre est un mot creux:
C'est assez languir en tutelle,
L'Egalité veut d'autres lois:
" Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
Egaux, pas de devoirs sans droits! "

(Au refrain)

V

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail?
Dans les coffres-forts de la bande,
Ce qu'il a créé s'est fondu,
En décrétant qu'on le lui rende,
Le peuple ne veut que son dû

(Au refrain)

VI

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs;
La terre n'appartient qu'aux hommes,
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent!
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours!

(Au refrain)

Eugène Pottier© (1816-1887)

Ajout...un siècle plus tard) par: Jean-Claude Sestier

VII

La monarchie républicaine
Instaurée par des renégats
Profite à ces énergumènes
Et nous payons les dégâts.
Que les courtisans se déchirent,
Par suicide et meurtre au sérail,
Pointons les en ligne de mire
Et donnons leur du vrai travail!
(Au refrain)

VIII

Quoi de plus cruel que de croire
Toute une vie en des truands
Qui ne recherchent que des poires
Afin de les saigner à blanc!
Laisserons-nous tous ces vampires
Finir leur vie sans châtiment?
Ces bouffons ne nous font pas rire,
Le sang se lave par le sang!
(Au refrain)

Jean-Claude Sestier©

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08 mars 2007

Aung San Suu Kyi

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Aung San Suu Kyi

« Le développement authentique des êtres humains exige bien autre chose que la simple croissance économique.

Il repose essentiellement sur le sentiment de responsabilité et l’épanouissement intérieur de chacun.

Alors seulement les valeurs culturelles et humaines retrouveront leur place

dans un monde où le pouvoir politique est trop souvent

synonyme de tyrannie au service d’une petite élite.

La participation des gens aux transformations sociales et politiques

est la question cruciale de notre temps.

Cet objectif ne pourra être atteint que par des sociétés qui privilégient

l’être humain plutôt que le pouvoir, la liberté plutôt que le contrôle.

Dans une telle optique, le développement passe par la démocratie,

véritable émancipation des peuples. Une fois cet objectif atteint,

la culture et le développement contribueront tout naturellement à

créer un environnement où la valeur de chacun est reconnue et

où tout être humain peut réaliser son potentiel propre.  »

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21 février 2007

Louise Michel

Michel

MICHEL Louise, dite ENJOLRAS

Née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte (Haute-Marne), morte le 9 janvier 1905 à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; combattante de la Commune de Paris, puis militante anarchiste

Modèle de courage et de dignité Louise Michel, originaire de la Haute Marne, milita dans l'opposition républicaine et participa activement à la Commune de Paris (mars à mai 1871). Mais elle fut aussi précurseur dans la lutte pour l'égalité et prit part aux premiers combats anticolonialistes.

Louise Michel, animée par la passion de la vie, se dévoua pour que le monde soit libéré du racisme, de l'injustice, et de la violence

"La tâche des instituteurs, ces obscurs soldats de la civilisation, est de donner au peuple les moyens intellectuels de se révolter."
(Louise Michel / 1830-1905 / Mémoires / 1886)

PENSÉE DERNIÈRE

"En plongeant dans le passé, on le voit se joindre à l'avenir comme les deux extrémités d'un arc de cercle, et ce cercle, pareil aux ondes sonores, en éveille d'autres à l'infini.

Émiettées de par le monde ( de l'Inde antique jusqu'à nous ), les sciences perdues vont-elles germer ou sont-elles mortes dans la fleur ?

Faut-il attendre d'effluves nouvelles d'autres recommencements ? Suffira-t-il de retourner le sol pour donner aux germes du renouveau les conditions propres à l'existence ?

Combien de civilisations ont sombré, combien d'hypothèses scientifiques se sont renversées devant d'autres hypothèses !
Pourtant, allons, allons toujours ! N'a-t-on pas de quoi éteindre la lutte pour la vie ? de quoi remplacer l'anxiété des estomacs, la misère générale par le bien-être général ?

D'ailleurs, les cerveaux devenant plus que jamais avides, il faudra bien pour les satisfaire que brille l'Ère nouvelle.

Si l'amour de l'humanité est impuissant à faire sonner l'heure libératrice à l'Horloge fraternitaire -- heure où le crime n'aura plus de place -- l'indignation s'en chargera.

Là haine est pure comme l'acier, forte comme la hache ; et si l'amour est stérile, vive la haine ! "

Louise Michel

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13 janvier 2007

Fais front

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Image Léa Rivière

° Fais FrOnt °

Aux regards inquisiteurs, qui cherchant à forcer ta pudeur légitime,
voudrait pouvoir t'enfermer dans une caricature de psychologie -
toujours plus simpliste, toujours plus liberticide.

Fais front !

Aux gardiens de troupeau qui, soit par les yeux doux, soit par les crocs,
s'efforcent de te ramener vers leur « droit chemin »,
ignorant que ce chemin n'existe que dans leurs esprits médiocres.

Fais front !

Aux chantres de la morale, laïques ou religieux,
qui masquent leur frayeur puérile derrière des conceptions
aussi fantaisistes que péremptoires.

Fais front !

Aux « grands enfants » qui, voulant jouer l'innocence,
démontrent en fait leur immaturité.

Fais front !

Aux pseudo-arlequins, dont les facéties et les grimaces,
ne sont pas le reflet d'une réelle légèreté mais celui d'un manque de profondeur.

Fais front !

Aux unijambistes moraux, qui ne jurant que par l'amour et la lumière,
là-même où les ténèbres règnent manifestement,
méconnaissent  l'ambivalence fondamentale de tout cycle vital.

Fais front !

Aux érudits, et autres perroquets savants,
qui confondent l'intelligence avec cet amas de connaissances -
aussi inutile qu'encombrant pour un esprit libre -
et sur lequel pourtant ils fondent leur vanité.

Fais front !

Aux esprits morts-nés, qui partant d'une révolte légitime, et d'une lucidité vertueuse,
ont fini par céder aux pesanteurs du réel,
sombrant dans un cynisme et un fatalisme dont ils semblent vouloir recouvrir le monde.

Fais front !

A tous ceux qui ne « demandent qu'à croire »,
et préfèrent se réfugier dans une idéologie grégaire et sédentaire,
plutôt que de chercher ce trésor intérieur, qui leur permettrait de fonder
une philosophie aussi personnelle que vivante.

Fais front !

Aux « bons vivants » qui se targuant d'être naturels et sociables ne font
en fait que manifester leur vulgarité et leur instinct grégaire.

Fais front !

Garde toujours foi en toi-même, sois fidèle à ton idéal du présent,
fier de ta différence, tout en évitant toute exposition vaniteuse.

Toujours prêt à aider tes compagnons d'arme, et ne cherchant ni aide,
ni refuge au sein des coeurs vulgaires, continue à arpenter orgueilleusement
ces terres inconnues et illimitées qui forment ton champ de bataille et ta seule véritable destinée.

http://www.danse-ange-rebelle.net

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28 octobre 2006

Histoire belge

histoire_belge

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29 juillet 2006

Trop tard?


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