06 mai 2007
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Quoi de plus cruel que de croire
Toute une vie en des truands
Qui ne recherchent que des poires
Afin de les saigner à blanc!
Laisserons-nous tous ces vampires
Finir leur vie sans châtiment?
Ces bouffons ne nous font pas rire,
Le sang se lave par le sang!
Jean-Claude Sestier©
28 février 2007
Déception
Image Erlend Mork
Comment arriver à survivre
Dans ce monde sans compassion ?
Comment accepter de vivre
En mettant de côté toutes ces agressions ?
Rien ne change tout devient pire
Le passé ne nous donne aucune leçon.
C’est toujours la loi du plus fort et pour établir leur empire
Ils doivent sans cesse écraser ceux qui osent dire "non".
La vie est souvent difficile
Et nous entraîne dans son tourbillon.
Il faut être bien trop docile
Pour accepter l'injustice sans rébellion.
M.N Littlesun
27 juin 2006
Il vit dans ses rêves
Derrière ses volets
Il peut refaire le monde
Effacer les secrets
Rêver dans la pénombre
La vie est pour lui un galet
Qu'il veut lancer avec sa fronde
Il veut se libérer de ce boulet
Oublier les heures sombres
Loin de l'agitation , du bruit
Il vit dans ses rêves
Il n'attend même plus la nuit
Elle était bien trop brève
Derrière la fenêtre close
Ses songes vagabondent
Il écrit alors en vers ou en prose
Ses envies les plus profondes
Derrière ses volets
Il vit dans ses rêves
Au dehors rien ne transparait
Il peut rêver sans trêve
Il peut enfin vivre
Ses plus intimes espoirs
Arrêter de survivre
Là, seul dans le noir
M.N
Commentaire:
["Merci Littlesun pour ta vérité
Elle est mienne, c'est ma Vie
D'un "gars-laid", fronde pour certain
Mon galet fait des ricochets...
Autant d'ondes d'amours
Merci de m'avoir compris."
Un homosexuel (parmi tant d'autres, parmi tous).]
05 février 2006
Larme

je suis une larme
chaude, douce et soumise
ma tristesse est de mise
le monde me fait vomir
j'ai tellement envie de partir
je suis une larme
révoltée, rageuse et sanglante
votre profit est une offense
ma haine n'a plus de limite
contre ceux qui nous décapitent
je suis une larme
tendre, caressante et sincère
je bannis en tout la misère
ma peine est un grand cri
seulement pour ceux qui ont compris
M.N
07 janvier 2006
Le monde est sourd
Pendant qu'on se promène
L'enfant pour cinq francs la semaine
Vient broder des survêts
Pour l'homme blanc qui golfe en voiturette
Sale temps sur la planète
Oh le drôle, le drôle de temps
Porter secours c'est défendu
Le monde autour est sourd, bien entendu
Chercheur contre nature
Truqueur, sur l'honneur qui jure
Faut pas que ça vous inquiète
J'ai bien connu l'animal mort dans votre assiette
Sale temps sur la planète
Oh le drôle, le drôle de temps
Porter secours c'est défendu
Le monde autour est sourd, bien entendu
Tricheur à la tribune
Menteur amassant la fortune
Grimpeur dans la tempête
Rien que des doses d'eau claire au fond de la musette
Sale temps sur la planète
Oh le drôle, le drôle de temps
Pas de témoin une fois de plus
Le monde autour est sourd, bien entendu
Cendrillon tombée d'un coin du Sahel
Perdue
Sur un bout de papier me lance un appel
Met dessus
Melle dit "c'est où exactement
C'est où exactement la Tour de Babel"
Monsieur sort de l'église
Heureux que les hommes fraternisent
Son fils qui lui fait la tête
Et lui qui court acheter le fusil et les fléchettes
Sale temps sur la planète
Oh le drôle, le drôle de temps
Porter secours c'est défendu
Le monde autour est sourd, bien entendu
Pendant qu'on se promène
L'enfant pour cinq francs la semaine
Chercheur contre nature
Bien caché derrière sa devanture
Tricheur à la tribune
Et nous, tous les applaudir
Comme la lune
Comme la lune...
Francis Cabrel
05 janvier 2006
Cri
28 décembre 2005
Insoumis
Image: Evil she by The Fretless chez :http://perroquet.canalblog.com/
Insoumis
Arrêtez vos batailles
Vous faites trop de bruit
Devant vous se dresse un épouvantail
Pour vous dire que c'est fini
Arrêtez de me dire ce que je dois faire
Vous ne savez pas qui je suis
Vos conseils , je les jette en enfer
Vous ne méritez que le mépris
Vivre est une déchirure
Quand on est un incompris
Chaque jour une nouvelle blessure
Quand on est un insoumis
La solitude est désormais ma compagne
Le jour comme la nuit
Je veux rester seul dans ma campagne
Loin de votre tumulte et de vos cris
Suis-je fou de vouloir rester moi-même,
De dénoncer les faux-semblant?
Je refuse d'entrer dans votre système
Vous n'êtes que des menteurs intolérants
Et je vivrai dans la bohème
Mon bonheur est à ce prix
Vous n'aurez qu'à signer mon anathème
Moi, j'aurai gagné mon paradis
M.N
"Personne ne peut me contraindre
à être heureux à sa manière."
Emmanuel Klant
14 novembre 2005
Les pensées
Dans tes pensées.
Fais attention à tes pensées
Elles dirigent tes actes
Rien qu'une simple intention envisagée
Et tu as signé le pacte
Tout ce que tu imagines,
Le bien comme le mal,
S'inscrit dans de l'argile
Et devient une chose banale
Il est si difficile de ne pas basculer
Partout, il y a des tentations et des envies sataniques
Mais pense à tes principes il faut vouloir les respecter,
Ne pas te laisser submerger par les démons maléfiques
Essaie de rester pure et honnête
Car tout ce que tu escomptes,
Un jour par belle ou par laide
Tu devras en rendre des comptes.
M.N
24 septembre 2005
Rumeur
La rumeur est tenace
Quand elle modifie tes mots
Elle trouve toujours une place
Chez ceux qui se nourrissent de ragots
Les mots semés au vent
Arrivent parfois quelque part
Où ils seront souvent
Déformés en cafard
Ne dis pas ce que tu ressens
Tisse autour de toi un rempart
Car la rengaine du temps
Peut transformer tes mots en cauchemar
Méfie-toi des bons penseurs
Qui couvent sous le tapis
Ils peuvent transformer en douleur
La douceur de tes mots dits
Regarde ces gens avec horreur
Dis-toi qu'ils seront bannis
Car on ne sème pas la rumeur
Sans être un jour puni
M.N
20 septembre 2005
Absurdité
Elle vit sur le trottoir
Personne ne la voit, ni l’écoute
Elle laisse couler son désespoir
Personne ne lui tendra la main, sans aucun doute
Vivre est maintenant une déchirure
Il ne lui reste rien
Sur le pavé froid et dure
Elle n’a plus de lendemain
Elle cherche pourtant le réconfort
Mais son visage se déchire de larmes
Car elle veut être une femme encore
Alors elle vit en silence son drame
Dans la lecture elle s’évade
Là, elle trouve de quoi supporter
Sa misère et les brimades
De ceux qui lui ont tout enlevé
Elle n’a pas choisi d’être une clocharde
Une moins que rien, une souillon
Il ne lui reste que des hardes
On lui a tout enlevé ses enfants, sa maison
Comment retrouver du travail
Quand on vit dans la rue
Quand on ressemble à un épouvantail
Quand sur vous la misère s’est abattue ?
Qui lui rendra sa dignité ?
Qui la remettra sur ses deux pieds ?
Est-ce une fatalité ?
Le monde dans toute son absurdité ?
M.N








