t_x1pglip38xxbl0xfnb6647d4yajhcoxmxkcihvobqb61c6ua1hlksx_fstfj4qmzubfrd24mxwj_qu1mzkzjdne7cv1bjpxfq4yt5hqei3fmxymqac3e_lsjfsfawq65cy4eqfhko_vga_sghsu22jlcaAbsurdité.

Elle vit sur le trottoir
Personne ne la voit, ni l’écoute
Elle laisse couler son désespoir
Personne ne lui tendra la main, sans aucun doute

Vivre est maintenant une déchirure
Il ne lui reste rien
Sur le pavé froid et dure
Elle n’a plus de lendemain

Elle cherche pourtant le réconfort
Mais son visage se déchire de larmes
Car elle veut être une femme encore
Alors elle vit en silence son drame

Dans la lecture elle s’évade
Là, elle trouve de quoi supporter
Sa misère et les brimades
De ceux qui lui ont tout enlevé

Elle n’a pas choisi d’être une clocharde
Une moins que rien, une souillon
Il ne lui reste que des hardes
On lui a tout enlevé ses enfants, sa maison

Comment retrouver du travail
Quand on vit dans la rue
Quand on ressemble à un épouvantail
Quand sur vous la misère s’est abattue ?

Qui lui rendra sa dignité ?
Qui la remettra sur ses deux pieds ?
Est-ce une fatalité ?
Le monde dans toute son absurdité ?

M.N